Les services de santé à Dagpo Shédroup Ling

Maintenir et développer un service de santé performant et adapté sur le site de Kaïs est un enjeu majeur, alors que la communauté monastique et l’école primaire ne cessent de croître, ce qui conduit à une augmentation constante du nombre de résidents. La vie en communauté soulève des problématiques spécifiques, notamment en ce qui concerne la prévention de maladies contagieuses, comme la grippe A qui a durement touchée l’Inde cette année. La diversité des résidents, notamment en terme d’âge, implique également une variété de situations à traiter.

Un infirmier d’origine tibétaine travaille et habite à Dagpo Shédroup Ling. Il est en charge aussi bien des élèves de l’école Thosam Ling que des moines. Un médecin indien se rend par ailleurs sur place une fois par mois – ou plus si besoin est – afin de vérifier l’état de santé des enfants et de la communauté. Enfin, lorsque le Vénérable Dagpo Lama Rimpotché dispense des enseignements au monastère – pendant quelques semaines une fois par an, des médecins tibétains sont parfois présents, ce qui offre une occasion supplémentaire de veiller à la santé des enfants et de la communauté.

En cas de maladie, si l’infirmier ne peut diagnostiquer la pathologie ou la traiter lui-même, il accompagne le patient, selon le cas, soit à la ville proche de Kullu, qui dispose d’un centre de radiologie et d’un laboratoire pour les analyses sanguines, soit à l’hôpital de Manali, à une heure de route environ.

Comment améliorer le dispositif actuel 

Tout d’abord, soigner convenablement les nombreux problèmes dentaires, qui se posent avec récurrence, devrait être une priorité. Si nous pouvions recevoir l’aide d’un dentiste ce serait très bien.

Les pathologies ORL sont aussi très nombreuses, et devraient être suivies avec attention.

Plus généralement, pour améliorer le suivi personnalisé des élèves et des moines, il serait utile que chaque personne puisse disposer d’un carnet de santé sur lequel tous les professionnels de santé pourraient consigner les soins qui lui ont été prodigués. Ce carnet serait la propriété de chaque personne individuellement.